
Programme d’activités du
« Conseil de l’Entente des Khassonkés de France »
A partir du constat partagé de l’émiettement des fortes potentialités, économiques, sociales et culturelles au sein des Khassonkés de France ainsi que du risque d’effondrement de leur identité culturelle, des leaders du Khasso en France, riches de leurs expériences multiples, se sont retrouvés, pour décider de créer une Association représentative de l’ensemble des Khassonkés de France. Elle vit le jour le 10 décembre 2005 et a pour nom le « Conseil de l’Entente des Khassonkés de France »
En tant qu’organisation représentative de notre diversité, elle a pour but de :
- promouvoir la culture et la langue Khassonké ;
- créer un élan de solidarité et de fraternité entre tous les Khassonkés et les amis du Khasso ;
- aider les khassonkés de France dans leurs démarches d’intégration dans la société Française ;
- créer un réseau de compétences afin de rechercher des solutions aux nombreux problèmes auxquels est confrontée la société (logement, emploi, éducation etc ) ;
- ouvrir des espaces de médiation pour faciliter et établir des liens entre les familles en situation difficiles et les institutions ;
- créer un espace intergénérationnel pour la conservation et la transmission de valeurs culturelles et pour appuyer la parentalité ;
- contribuer à la prévention de la délinquance juvénile dans les quartiers et les cités difficiles ;
- créer un réseau de partenariat avec les Associations, les organismes sociaux, la représentation consulaire et le Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur section de France.
pour atteindre ses objectifs, l’Association se propose de mettre en œuvre les activités ci-après :
la promotion et la transmission de l’identité culturelle du Khasso ;
- l’aide à la parentalité ;
- les activités ludiques, sportives et culturelles en direction des jeunes ;
- l’appui aux initiatives de projets des membres adhérents de l’Association ;
- la mise en place de projets socio-économiques propres ;
- la mise en place d’une permanence sociale ;
- l’accompagnement des retraités ;
- la solidarité internationale
- la communication
A La promotion et la transmission de l’identité culturelle du khasso:
Responsable : Ousmane Diallo
Equipe : artistes et griots, bénévoles donnant de leur temps
Partenaires : établissements publics à caractère culturel (bibliothèques, musées cinémas etc)
Financement : fonds propres, ministère de la culture, collectivités territoriales, fonds social Européen, mission diplomatique et consulaire et ministère de la culture du pays d’origine etc.
Constat :
Issus du métissage peuls/mandingues, le peuple Khassonké est une entité homogène ayant en partage une langue et des valeurs culturelles véhiculées et médiatisées par les griots et artistes jouant le rôle de « gardiens du temple ».
Exposées à un risque réel d’effondrement, ces valeurs, aujourd’hui plus que jamais, demandent à être réhabilitées et protégées pour une meilleure transmission aux générations nouvelles. Parmi elles, bien peu, ceux qui savent traduire, à sa juste dimension, les cérémonies de danses initiatiques qui marquent toujours le passage d’une étape de vie vers une autre, dans l’évolution du Khassonké, en tant que membre à part entière de sa communauté.
De la période pré coloniale à nos jours, certains outils de travail du Khassonké sont pris en charge dans leur fabrication par une catégorie spécifique de la population. Bien souvent, le « savoir faire » de ces populations détermine leur appartenance à une classe sociale. Qu’en est il de cette réalité en ce 21èm siècle de bouleversements dus aux progrès de la science et des techniques ?
Objectif :
Promouvoir l’identité culturelle du Khasso et la transmettre aux jeunes générations.
Les activités à mettre en place :
L’organisation d’expositions sur les métiers et l’artisanat du Khasso : le tissage, la cordonnerie et la forge. Au delà des métiers qu’ils représentent, quelle place occupent les artisans Khassonkés dans l’organisation sociale du Khasso ?
L’organisation de débats thématiques : l’origine de la constitution du Khasso ?; son organisation sociale ?; ses cultes ? …etc.
les cérémonies de danses et chants rituels : quelles significations ?
L’enseignement et la transmission de la langue Khassonké
B Aide à la parentalité :
Responsable : Sambou Sidibe
Partenaires : les familles, les institutions, le réseau d’éducation prioritaire etc
Financement : fonds propres, Direction des affaires sanitaires et sociales, CAF, Conseil Général, Collectivités territoriales etc
Constat :
Dans les discours, nous avons relevé l’existence d’une crise profonde au sein des familles. Crise entre parents, entre parents et enfants mais surtout entre enfants et l’école. Il nous est aussi parvenu que très peu de parents d’origine étrangère s’impliquent dans la scolarité de leurs enfants ; soit ils n’en ont pas envie, soit ils ne disposent pas de moyens nécessaires.
Les demandes croissantes d’intervention de la part des enseignants et des institutions nous conduisent à agir dans le cadre de cette Association pour jouer le rôle d’interface entre les parents et la société d’accueil et ses différentes institutions.
Objectif :
Sensibiliser les parents au système scolaire Français et les amener à une meilleure compréhension des valeurs de l’école et du rôle que chacun (personnels pédagogiques et parents) doit jouer dans le parcours scolaire de leurs enfants.
Aider les parents dans les choix qu’ils auront à faire pour l’orientation de leurs enfants, en prenant en compte la volonté et les capacités de l’enfant.
Améliorer les liens quasi inexistants entre les établissements scolaires et les parents en les aidant à rompre leur propre isolement dans les conflits qui les opposent. Réduire le taux de déscolarisations des jeunes dès l’âge de 16 ans.
Activités à mettre en place :
Création d’ espaces de rencontres et de parole pour les parents,
Sensibilisation des parents sur les opportunités qui s’offrent à leurs enfants s’ils poursuivent leurs études,
Médiation familiale et soutien aux parents dans leurs conflits propres. Les aider à mieux comprendre la société dans laquelle ils évoluent et favoriser le dialogue entre eux et leurs enfants.
C Activités ludiques et culturelles en direction des jeunes :
Responsable : Arouna Sissoko
Equipe : bénévoles de l’Association et tout professionnel désireux de donner du temps
Partenaires : les Associations spécialisées, les bibliothèques, les centres sportifs etc
Financement : fonds propres, les villes, préfecture, conseil général, fonds social Européen, jeunesse et sport …
Constat :
De nombreux jeunes n’ont pas l’occasion de partir en vacances, de participer à différentes activités culturelles, principalement durant les petites et grandes vacances.
Objectif :
L’Association se fixe comme objectif de favoriser l’intégration de ces jeunes par le biais de la culture et du sport. Ces activités seront l’occasion pour eux de rencontrer d’autres personnes et découvrir d’autres univers.
Activités à mettre en place :
Sorties culturelles dans un but éducatif :
Mise en place de sorties éducatives, afin d’initier les jeunes à la culture : musée, cinéma, théâtre, circuit dans Paris etc.
Collaboration avec les bibliothèques :
L’Association incitera les jeunes à la lecture. Des prêts individuels et/ou collectifs permettront aux jeunes l’accès à un large choix d’ouvrages adaptés à leur besoin et leurs envies. Un animateur les guidera et discutera avec eux de leurs lectures. Des activités ludiques seront organisées, afin de motiver leur intérêt pour la lecture.
Collaboration avec les Associations sportives :
Cela permettra l’inscription des jeunes qui le désireraient à un club de sports. Grâce à ce partenariat, les jeunes peuvent aussi profiter des places gratuites pour des événements sportifs, locaux, départementaux et nationaux.
Par ailleurs, durant les vacances scolaires, des tournées sportives en plein air seront proposées par l’équipe d’encadrement. Des ateliers de danses et de cuisine seront également mis en place. Des camps de découvertes organisés seule ou en partenariat avec d’autres associations, permettraient aux jeunes de découvrir le pays d’origine de leurs parents.
D Initiatives de projets socio-économiques pour le développement local des villages :
Responsable : harouna Camara
Equipe : bénévoles de l’Association, spécialistes extérieurs apportant leur concours
Partenaires : membres de l’Association, O.N.G. spécialisées, coopération Française, collectivités territoriales, comités de jumelage etc.
Financement : fonds propres, comités de jumelage, coopération décentralisée, conseils généraux etc.
Constat :
Nombreux sont ceux, regroupés ou pas, qui souhaitent réaliser des projets socio-économiques dans leur village, dans le pays d’origine. Limités dans leur élan à cause entre autres de l’impossibilité qu’ils ont de formaliser un projet, d’en chercher les financements nécessaires à sa mise en œuvre.
Objectif :
Aider les futurs porteurs de projets à réaliser leurs idées de projets dans de meilleures conditions.
Activités à mettre en place :
Accompagnement et formalisation des projets
Accueillir et échanger avec les futurs porteurs de projets, membres de l’Association, à préciser leurs idées de projets. Les accompagner pour sa formalisation.
Séances d’information collective :
Organiser des séances d’information collective en direction des porteurs de projets, pour leurs permettre d’identifier leurs partenaires (techniques et financiers) indispensables à l’aboutissement de leurs projets.
E Projets socio-économiques propre au « Conseil de l’entente » :
1 Une mutuelle du Khasso en France :
Responsable : Makan Sidibé, Madicoulé Diallo
Equipe : bénévoles de l’Association, personnalités extérieurs qualifiées.
Partenaires : la mutualité Française, la mutualité Malienne, la coopération, Fonds social Européen…etc.
Financement : fonds propres, coopération internationale, fonds social Européen, mutualité Française et malienne.
Constat :
Les migrants immatriculés à la sécurité sociale en France bénéficient de la prise en charge totale ou partielle de leurs frais médicaux, selon leurs situations. ils ont aussi la possibilité d’adhérer à des mutuelles d’entreprises ou des « complémentaires santé » apportant, comme son nom l’indique, un financement complémentaire de leurs soins.
A coté de ce système, on assiste de plus en plus, à la mise en place de caisses de solidarité. Informelles parfois, elles sont destinées à financer les frais d’obsèques ici en France ou de rapatriements de corps vers le pays d’origine.
Un aspect reste cependant mal maîtrisé. Il s’agit de la prise en charge des dépense de soins de santé pour les familles dans le pays d’origine (conjoints, ascendants et descendants). Ces dépenses trop chères parfois, sont à la charge des migrants qui les assument de façon incontrôlée, sans aucune garantie concernant la qualité des soins.
Objectif :
Favoriser l’accès aux soins des familles dans le pays d’origine en leurs offrant une meilleure qualité de soins.
Offrir à nos populations qui le souhaitent le meilleur qualité prix concernant les dépenses d’inhumations et/ou de rapatriements de corps.
Instaurer un système de solidarité (règles à définir plus tard) qui permettrait de venir en aide aux cas sociaux les plus importants de notre population.
Activités à mettre en place :
Etudes de faisabilité du projet :
Elle consiste à chercher à connaître si des initiatives similaires existent et de quelle manière elles ont été mise en œuvre, leur régime juridique et ainsi que leur mode d’administration.
Sensibilisation pour la mise en place :
Au cas où l’étude de faisabilité serait concluante, des réunions d’information et de sensibilisation s’avéreraient indispensables pour la concrétisation, la formalisation et la désignation des administrateurs. Un effort particulier sera déployé en direction de nos compatriotes dans d’autres pays d’immigration du nord industrialisé.
2 Une agence de voyages du Khasso en France :
Responsable : Nimétigna Dembélé
Equipe : bénévoles et personnalités qualifiées
Partenaires : voyagistes, compagnies aériennes…etc
Financements : fonds propres, institutions financières…etc
Constat :
La population Malienne en France avoisine les 80.000 habitants. Attaché à ses origines, le Malien à conservé des liens forts avec son pays. Partagés entre le pays d’accueil et le pays d’origine ou réside souvent la famille, les Maliens se rendent régulièrement au pays pour y passer leurs vacances. Leurs voyages sont pris en charge par plusieurs compagnies aériennes et représentent une manne financière importante.
Pour l’organisation de ces voyages, en plus des agences de voyages classiques, nous assistons, de plus en plus, à l’apparition de groupements spécifiques. L’ensemble de ces acteurs tire un avantage considérable, sur le plan financier, de la forte mobilité de nos compatriotes de France.
A ce stade de notre analyse, ne disposant pas de statistiques, il nous est pas permis de faire état du montant des transactions financières en terme de volume. Toutefois, sans gros risque de se tromper, nous pouvons affirmer que le créneau du voyage en direction du Mali peut être rentable si sa prise en charge s’inscrit dans une démarche professionnelle de création d’entreprise selon les critères de gestion économiques.
Objectif :
Rendre les voyages en direction du Mali plus accessibles au plus grand nombre de nos compatriotes. Doter l’Association de ressources propres lui permettant de promouvoir la création d’activités économiques à l’avantage de ses membres.
Activités à mettre en place :
Etude de faisabilité :
Cette phase consiste à entreprendre des recherches pour pouvoir déterminer le régime juridique, les acteurs économiques, le coût, les différentes conventions. Elle aboutira au choix définitif concernant l’agence.
Phase d’exécution :
Si elle s’avère concluante, l’étude de faisabilité donnera lieu à la concrétisation du projet. C’est aussi est surtout l’étape de vérité, car c’est là où « l’engagement de faire » prend tout son sens, en ce qu’il permet de libérer les moins financiers indispensables et désigner ceux d’entre nous qui auront la lourde responsabilité de la gestion de ce patrimoine. Il convient de préciser ici, que bien que les Khassonkés soient à l’origine de la création de cette agence et attendus de surcroît comme des clients privilégiés, il n’en demeure moins, que son objet commercial doit concerner toutes les personnes , sans aucune forme de distinction.
F Mise en place d’une permanence sociale :
Responsables : Makan Sidibé, Madicoulé Diallo, Mamadou Sissoko
Equipe : bénévoles de l’action sociale
Partenaires : Etat, Conseil Généraux, service social départemental, circonscriptions de service social, l’aide sociale à l’enfance, les services sociaux spécialisés etc.
Financement : fonds propres, conseil général, l’Etat, conseil régional île de France etc
Constat :
En France, depuis les lois de décentralisation, l’action sociale relève des compétences des Conseils Généraux qui peuvent par délégation autoriser les communes à mettre en place leurs propres services sociaux. Ainsi, il existe en Seine Saint Denis, un grand service social département qui regroupe l’ensemble des circonscriptions de service social. Leur accès est gratuit et sont territorialement situés dans les communes, parfois même, dans les mairies.
Bien que d’accès facile et gratuit, nos populations, à l’intérieur des foyers, du fait de plusieurs facteurs qui interagissent les uns sur les autres (l’isolement, la méconnaissance) sont rarement en lien avec les circonscriptions de service social.
Pour contourner cet obstacle, des organismes constructeurs de foyers ont tenté des expériences nouvelles conduisant à l’élaboration de « bilans diagnostics » devant permettre le suivi et l’accompagnement social des résidents. Plusieurs de ces initiatives ne sont pas allées à leur terme pour des raisons que nous ignorons, alors que les besoins existent en en grande quantité.
Objectif:
Favoriser l’accès des résidents des foyers aux services sociaux pour une meilleure prise en charges de leurs problématiques sociales. A moyen terme, doter l’Association d’un service social spécialisé dans l’accompagnement des résidents.
Activité à mettre en place :
Accueil et l’orientation des populations des foyers :
Prise en charge dans le cadre d’une permanence sociale, cette activité, au delà de sa mission première de diagnostic social, permettra le rétablissement et le maintien du lien social entre l’association et ses membres. les professionnels en charge de son animation, auront comme mission d’accueillir les personnes et recenser leurs problématiques. Après une sérieuse évaluation des éléments de diagnostic recueillis, les personnes accueillies seront orientées vers les institutions sociales partenaires en vue du traitement de leurs difficultés. La permanence se tiendra à date fixe et son rythme de fonctionnement tiendra compte du nombre de professionnels bénévoles.
G L’accompagnement des personnes retraitées :
Responsable : Seydou Diallo
Equipe : bénévoles, personnalités qualifiées
Partenaires : C.N.A.V., les CICAS, les mutuelles, les C.C.A.S., l’I.N.P.S. etc
Financement : fonds propres, mutuelles, les complémentaires, fonds social Européen…etc
Constat :
Les populations maliennes sont arrivées en France par vagues successives(fin des années 60 et début 70, début des années 80 et 90). Celles de la fin des années 60 et du début des années 70 sont de plus en plus vieillissantes. Concernées par la retraite, ces populations à majorité analphabète, ressentent un immense besoin d’aide et de soutien pour l’accomplissement des démarches administratives liées en particulier à leur retraite. Ceci se ressent dans leur demande incessante d’ accompagnement auprès des permanences d’accueil de la CNAV.
Objectif :
Faciliter l’accès à la retraite pour nos compatriotes partant à la retraite. Etablir un pont entre la France et toutes les personnes en age de la retraite, ayant travaillé en France et rentrées au Mali avant l’age de leur retraite. Contribuer à améliorer l’état de santé de ces personnes.
Activités à mettre en place :
Accueil, information et orientation :
Il s’agira de recevoir les prétendants à la retraite pour connaître leurs difficultés afin d’en chercher les solutions.
H La solidarité internationale :
Responsable : Moctar Diallo, Garan Sacko
Partenaires : Autres Association de Solidarité, collectivités territoriales
Financement : fonds propres, Ministère de la jeunesse et des sports ; Conseils Généraux, Union Européenne, Mairies, l’éducation nationale.
Les jeunes dont les parents sont d’origine étrangère, sont confrontés à deux difficultés. D’une part, du fait de cette origine, leur place dans la société Française n’est pas aisée. Bien que Français, ils sont confrontés au racisme, à l’exclusion sociale, échec scolaire, ce qui peut expliquer que certains rencontrent quelques difficultés notamment envers la justice.
D’autre part, nés sur le sol Français, donc imprégnés de la culture du pays d’accueil, ils sont en quelque sorte déracinés. Les parents ne savent plus comment transmettre les valeurs de la culture d’origine tout en conciliant celles de la culture occidentale. Ces jeunes sont également confrontés à quelques difficultés lorsqu’ils retournent au pays pour un séjour de vacance.
C’est pourquoi, nous pensons qu’à travers des actions de solidarité internationale, et particulièrement par leur participation à la construction d’écoles, de dispensaires, d’établissements de formation professionnelle ou autres, ces jeunes pourront découvrir leur culture, s’impliquer avec leurs parents dans la dynamique de leur pays d’origine, et également faire connaître à leurs camarades de France les us et coutumes des pays d’origine de leurs parents.
Ces chantiers devront impliquer 8 à 10 jeunes, âgés de 15 à 20 ans, garçons et filles, encadrés par des adultes que l’Association désignera, en France, mais aussi sur place, afin d’assurer le relais auprès des autorités locales, les démarches administratives, le suivi local, l’hébergement, l’accompagnement etc.
Cette action pourra s’intégrer dans une action de soutien scolaire en partenariat avec les enseignants qui ont en charge durant l’année scolaire les jeunes inscrits pour le chantier de solidarité. Il pourrait ainsi être passé un contrat moral où la jeune s’engage à suivre avec assiduité sa scolarité afin de pouvoir participer au chantier.
Les jeunes qui sont inscrits dans le cadre d’une formation professionnelle pourraient mettre en pratique leur savoir – faire guidés par des professionnels locaux. Ainsi ils pourraient s’initier à d’autres manières de travailler et échanger avec leurs « maîtres de stage ».
Une implication active des jeunes :
L’expérience démontre que lorsqu’on implique les jeunes dans une action où ils pourront être valorisés, ceux-ci sont capables de déployer une énergie et de l’imagination pour trouver des financements nécessaires. Donc avec l’aide d’adultes encadrant, les jeunes retenus pour cette action devront :
- Organiser des actions afin de financer une partie du chantier de solidarité (organisation de soirées dansantes, culturelles, débat etc)
- S’informer et défendre le projet auprès des autorités administratives susceptibles de nous accorder une subvention,
- S’impliquer dans le cadre du programme hors chantier (découverte du pays, rencontre avec les personnalités politiques et de la Société Civile, organisation d’activités de rencontre avec les jeunes du pays d’accueil, ect…)
L’organisation du Chantier de Solidarité Internationale :
La durée du séjour à déterminer sera en fonction des jeunes, de la nature du projet, de son lieu d’exercice ainsi que des moyens. Elle pourrait être de 21 jours mais aussi de 1 à 2 mois selon le cas
L’implication des adultes :
Celle-ci devra être d’une aide précieuse pour les jeunes « solidaires ». les adultes devront aider les jeunes à trouver des financements, les aider à construire le dossier de présentation du chantier et les accompagner dans les démarches auprès des autorités Françaises.
Ils devront également assurer toutes les démarches administratives inhérentes à l’organisation d’activités festives, de présentation du chantier auprès de la population et dont les bénéfices serviront à financer les différents besoins du chantier (hébergement, nourriture, construction, financement des artisans etc…).
Le financement :
Celui-ci sera assuré par les subventions ministérielles, les collectivités locales, la Communauté Européenne, et par les fonds propres que l’Association récoltera à cet effet.
Les finances publiques serviront pour les frais ci-après :
- Billets d’Avions,
- Paiement des artisans locaux,
- Les assurances,
- Les visas, les passeports
Les fonds propres de l’Association serviront pour :
- L’hébergement,
- La nourriture,
- Les dépenses quotidiennes d’hygiène,
- Les dépenses relatives à l’organisation du séjour, (transport, téléphone, imprévus etc…).
I La communication :
Responsable : Bakary Kanouté
Equipes : jeunes étudiants et toute personne qualifiée
Partenaire : villes et autres partenaires
Financement : fonds propres, villes, Conseils Généraux, etc…
A travers ses activités de communication, l’association s’efforcera de fournir à ses membres et au delà, toutes les populations, des informations utiles à la compréhension de la société Française. Ces activités de communication permettraient à l’association d’entretenir un espace de rencontre et de dialogue avec les personnes concernées par notre action.
Les moyens de communication seront un « site Internet » mis en place par le secrétaire à la communication (jeune informaticien de talent), un journal ainsi que des guides pratiques.
Le journal serait pris en charge, sous la responsabilité du secrétaire à la communication, par une équipe de bénévoles et paraîtra tous les 3 mois. Il aura comme rubriques :
- Guide pratique de la vie en France : ex droit du travail, réglementation sur l’entrée et le séjour des étrangers, coopération décentralisée etc
- Santé : informer sur la santé et les moyens de se faire soigner,
- Actualités : politique et société, l’immigration,
- Vie culturelle ; courriers des lecteurs,
Les guides pratiques :
Certains domaines de la vie nécessitent de fournir une information exhaustive aux non Francophones. Ainsi, afin d’expliquer le fonctionnement de l’éducation nationale, pour les familles, l’association pourrait lancer la publication d’un guide pratique intitulé : « le guide de l’éducation : comment fonctionne le système éducatif Français ? ». Il en serait de même, pour les familles et les jeunes concernant la formation professionnelle autour d’un »guide de la formation professionnelle : comment fonctionne la formation professionnelle ? ».
Le Site Internet :
Le site sera le lien permanent entre l’association et ses membres ainsi qu’entre l’association et le monde extérieur. Toutes les publications dignes d’intérêt seront mis en ligne (le journal, les guides pratiques etc).