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INITIATION DES GARÇONS ou  “ Kurutidunŋo ”.

Une fête peu manifestée, mais très significative car ce le dernier événement de coutume pour qu’un garçon devienne ou se classe dans la catégorie des hommes. De la naissance à l’adolescence (entre 0 et 15 ans) un garçon répond à beaucoup d’autres appellations généralement différentes de son propre nom.

De sa naissance à sa circoncision on dit “ Solimandinŋo  (non circoncis), “ Solima ” de sa circoncision jusqu’à la prise de pantalon “ Kurutidunŋo ”.

 

Durant cette période les garçons ne jouent pas de rôle très déterminant dans la famille surtout dans la prise des décisions pour le mariage d’une fille de la famille, le voyage à l’étranger d’un membre de la famille ou le travail. Leurs activités se limitaient aux conduites de petits ruminants, le gardiennage des semis, la lutte contre les ennemies des cultures ( singes, oiseaux, animaux...), la pose de pièges pour capturer des oiseaux, des souris et en fin porter de paille pour allumer le feu s’il y a le tam-tam…

 

Après avoir atteint quinze ans l’âge au quel ils sont en mesure de comprendre et d’analyser les problèmes, capables de se sentir responsables devant leurs propres désirs ; ils seront conduits au “ Mama ”. Tard la nuit les jeunes se retrouvent chez le “ Sema ” qui fait appel au chef des jeunes le “ Xamarinkunŋo ” et d’autres jeunes déjà informés. Il leur présente les cadeaux que les “ Solima ” ont prévu pour le “ Mama ” ; Certains du couscous sucré et d’autres des pattes de poulets bien préparées.

 

Le groupe ainsi constitué quitte le village en battant le tam-tam à un rythme très diffèrent des ceux des danses. Au cours de ce mouvement aucune lumière n’est autorisée même fumer est interdit. Arrivés loin du village une personne a haute voix appelle le “ Mama ” qui ne tardera à répondre à l’appel avec des rugissements terribles, plus terrible encore que ceux des grands mammifères de la forêt ( lion, éléphant, hippopotame… ). Les jeunes sont paniqués et chacun a peur d’aller le premier pour rejoindre ce rugissement jamais connu. Hors personne n’a le droit de renoncer à sa décision et sera encore grave si quelqu’un tante de faire fausse route car on en parlera à tes arrières petits fils qu'il a eu peur quant on l'initiait au Mama.

 

Les hommes de caste ( forgeron, griot, cordonnier ) se trouvant dans le groupe doivent aller en premier lieu. S’ils sont nombreux c’est le plus âgé qui doit aller en premier. Chaque garçon qui doit aller, le SEMA cite au Mama son nom, prénom et les noms de son père et de sa mère et lui met en garde de ne casser ni son bras, ni sa jambe, ni son œil et court droit au Mama dans une obscurité totale où il est impossible de voir son propre poing. Après toutes les cérémonies rituelles au Mama, le groupe retourne au village.

 

Ces jeunes dès cet instant sont appelés “  Bopa ”. S’ils mangent des nouvelles récoltes on les appellera “ Xamaridinŋo ”. Comme dit plus loin que le Mama comparativement au XOMO Bambara, n’est pas du tout condamné par la religion, car il n’est pas quelque chose de satanique ou de croyance divine pouvant faire du mal à un individu. Au Khasso tout homme ayant affranchi ce stade est apte à tout faire : se marier, être impliqué dans la gestion des affaires familiales...