
Dans la culture khassonké, le chant et la danse porte souvent le même nom et sont structurées comme les classes sociales à savoir:
Ä Nobles (Horro) Sèmoukhènŋo, Kanankhassé
Ä Captifs (Dionŋo) Dioubaliya
Ä Forgerons (Noumo) Taguètt
Ä Coordonniers (Garankhé) Domba
Ä Griots (Dialo) Dialifollo
Aussi, il existe des danses communes telles que les :
Dansa, Sindianŋo, Biré, Séné-Folo, Kitangrianŋo ou Youré, Mamalo, Ganminanŋo.
Le “danssa” est dansée par tout le monde (jeunes filles, femmes, vieilles, nobles captifs, griots, cordonniers, forgerons, finas, mabos, etc), accompagnée de tambours comme le “doundounŋo” et le “tantanŋo”.
Sindianŋo : la danse des jeunes garçons et jeunes filles,
Biré : danse pour la cérémonie de circoncision,
Séné-Folo et Kuitangrianŋo ou Youré : la danse des cultivateurs.
Mamalo : célébrée à la veuille du départ de la fille chez son mari.
Ganminanŋo : chanter pendant la cérémonie du mariage.
Khouméyalo : (Danse des chasseurs).
LES CHANTS ET LES DANSES
Les chansons en milieu khassoké sont réservées aux griots en premier lieu. Détenteurs et compositeurs de toutes les musiques traditionnelles, ils sont l'objet de beaucoup de respect de la part des autres hommes de caste tel que les nobles, les forgerons, les esclaves (Kanté, Sissoko, Kanouté, Tamega, Djombana, Dembélé, Dabo, Diallo, Sidibé…) les mabo les gaoule etc .
Toute chanson en milieu khassonké a un sens bien défini, a chaque caste correspond une chanson d'honneur de provenance ancestrale. Appelée Faso ou l'hymne du caste à l'écoute de la quelle chacun se glorifie. C'est pour quoi le Tagué est réservé aux forgerons, le Donba au cordonniers, le djondon aux esclaves; le dansa est une danse populaire
Certaines chansons sont ancestrales, dédiées par les griots à des grandes figures. Ces chansons continuent à être chantées par les griots aux descendants et aux pseudo descendants de ces puissants hommes. C'est pour quoi Bulolu-Wo est chanté pour les descendants des FAKOLI ( forgeron ) neveux de Soumangourou Kanté. Les descendants de Fakoli ou Fakolisi ou encore Bulolu sont très nombreux : Doumbia, Camara, Sissoko, Bagayogo, Dansoko, Kamissoko... Le Tiramakan est chanté pour les Traoré ou Dembele; et le Taara aux descendants de Cheick Omar Tal.
Parallèlement à ces chansons il existe d'autres qui sont coutumières : chanson pour le mariage d'une fille, pour le travail de groupe ( san-séné-donkilo ) des chansons religieuses, des chansons des circoncis et de distraction.